DPE du Bas Mas à Firminy : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Bas Mas à Firminy, les 799 DPE géolocalisés décrivent un quartier principalement composé d’appartements, où le bâti ancien occupe une place importante. La part des étiquettes F et G atteint 8,1 %, légèrement en dessous du niveau communal, mais les résultats appellent une lecture logement par logement.

DPE du Bas Mas à Firminy : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Firminy

Le dossier énergétique du Bas Mas repose sur 799 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 5 878 DPE à Firminy. Ce périmètre permet de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, sans assimiler automatiquement leurs caractéristiques à celles de tous les logements qui le composent. Les données réunissent des informations sur les étiquettes, les périodes de construction, les types de logements et plusieurs valeurs médianes. Elles font apparaître un bâti largement antérieur à 1975, une nette prédominance des appartements et une concentration des diagnostics dans les classes C, D et E. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces résultats constituent des repères de contexte : ils ne remplacent pas le diagnostic propre au bien concerné.

Un bâti ancien, principalement constitué d’appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Bas Mas)Part du quartier
A20,3 %
B50,6 %
C24030,0 %
D25732,2 %
E23028,8 %
F354,4 %
G303,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Bas Mas (Firminy).

La période de construction dominante au Bas Mas est celle d’avant 1948 : elle représente 39,0 % des diagnostics du quartier, contre 21,0 % à l’échelle de Firminy. Cette présence plus marquée du bâti ancien distingue donc le secteur dans l’échantillon étudié. En élargissant la lecture aux constructions antérieures à 1975, la proportion atteint 74,5 %. Les maisons individuelles représentent seulement 11,0 % des logements diagnostiqués, le reste correspondant à des appartements. Ce profil invite à examiner chaque bien dans son contexte de bâtiment, plutôt qu’à déduire ses performances de sa seule adresse ou de son époque de construction. Les chiffres fournis ne décrivent ni les matériaux employés, ni les équipements, ni les rénovations réalisées. Ils ne permettent donc pas d’attribuer les résultats énergétiques à une technique constructive précise.

  • Avant 1948 : 39,0 % des diagnostics du Bas Mas. Cette période est la plus représentée, mais elle ne suffit pas à résumer l’ensemble du parc diagnostiqué ni à déterminer l’étiquette d’un logement particulier.
  • Avant 1975 : 74,5 % des diagnostics. Ce repère situe l’ancienneté du bâti, sans renseigner sur l’état actuel des logements ou sur les éventuelles améliorations intervenues depuis leur construction.
  • Maisons individuelles : 11,0 % des logements diagnostiqués. Les appartements constituent le reste de l’échantillon ; la surface médiane de 70 m² concerne le quartier, sans ventilation fournie par type de logement.

Des étiquettes concentrées dans les classes C, D et E

La classe D est la plus représentée au Bas Mas, avec 257 diagnostics. Elle est suivie par la classe C, qui en compte 240, puis par la classe E, avec 230 diagnostics. Les étiquettes A et B restent peu présentes dans les données fournies, avec respectivement 2 et 5 diagnostics. À l’autre extrémité de la répartition, 35 diagnostics sont classés F et 30 sont classés G. Cette distribution montre que le quartier ne se résume ni aux logements les moins performants ni aux meilleures étiquettes. Elle souligne surtout la diversité des situations au sein d’un même secteur. L’ancienneté dominante du bâti doit ainsi être lue avec les résultats observés : une construction ancienne ne permet pas, à elle seule, de présumer une classe F ou G.

Une comparaison avec Firminy qui varie selon l’indicateur

Les classes F et G regroupent 65 logements diagnostiqués au Bas Mas, soit 8,1 % de l’échantillon du quartier. Leur part est légèrement inférieure aux 8,9 % relevés pour Firminy. Ce résultat mérite d’être rapproché de l’ancienneté du bâti : le quartier présente davantage de constructions d’avant 1948, sans afficher pour autant une proportion supérieure de passoires énergétiques. Il serait toutefois excessif d’en conclure que tous ses indicateurs sont plus favorables que ceux de la ville. La consommation médiane est identique dans les deux périmètres, à 216 kWh/m²/an, tandis que le coût énergétique annuel médian estimé est plus élevé au Bas Mas. La comparaison ne donne donc pas un classement unique du quartier : elle dépend de la caractéristique observée et ne décrit pas les causes des écarts.

  • Passoires énergétiques F et G : 8,1 % au Bas Mas, contre 8,9 % pour la ville. Cet indicateur porte uniquement sur les deux classes concernées et ne décrit pas toute la distribution communale.
  • Consommation médiane : 216 kWh/m²/an dans le quartier comme à Firminy. Cette égalité des médianes ne signifie pas que tous les logements ont des consommations comparables.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 312 € au Bas Mas, contre 1 276 € dans la ville. La surface médiane est également différente, avec 70 m² dans le quartier contre 68 m² à Firminy, sans causalité établie par les données.

Pour vendre : présenter le résultat du bien sans généraliser

Pour préparer une vente au Bas Mas, la répartition locale fournit un contexte utile à la présentation du logement. Un bien classé D relève ainsi de l’étiquette la plus fréquente dans l’échantillon, avec 257 diagnostics, mais cette fréquence ne détermine ni sa valeur ni les conditions de sa commercialisation. De même, les 65 logements classés F ou G ne permettent pas d’estimer un effet chiffré sur une transaction. La démarche consiste à distinguer le DPE individuel des statistiques du quartier, puis à examiner les caractéristiques effectivement documentées du bien. Son époque de construction, sa surface et ses éventuels travaux peuvent éclairer la lecture de son diagnostic lorsqu’ils sont connus. Les données disponibles ici ne permettent toutefois ni de quantifier l’effet d’une rénovation ni de recommander un programme de travaux propre à un logement.

Pour louer : distinguer estimation énergétique et situation réelle

Pour un projet locatif, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 312 € constitue un repère de quartier, et non une prévision personnalisée des dépenses du futur occupant. Il ne doit pas être attribué automatiquement à un appartement du Bas Mas, même si sa surface est proche de la médiane de 70 m². La lecture doit partir de l’étiquette et des informations du logement proposé, en séparant les estimations du diagnostic des dépenses réellement constatées. La présence de 35 classes F et de 30 classes G justifie une attention particulière au résultat individuel, sans permettre de conclure ici à la situation réglementaire de chaque bien. Les faits fournis ne comportent aucun calendrier juridique ni renseignement sur un logement précis : ils servent à contextualiser un projet, pas à confirmer sa possibilité de mise en location.

Questions fréquentes

Le Bas Mas est-il plus énergivore que l’ensemble de Firminy ?

Les données ne permettent pas de le dire globalement. La consommation médiane est identique, à 216 kWh/m²/an, et la part de F et G est légèrement inférieure dans le quartier : 8,1 %, contre 8,9 %. En revanche, le coût annuel médian estimé atteint 1 312 €, contre 1 276 € à Firminy. Ces indicateurs décrivent des dimensions différentes et ne doivent pas être confondus.

Le bâti ancien du Bas Mas correspond-il forcément à de mauvais DPE ?

Non, l'ancienneté ne permet pas de déduire l’étiquette d’un logement. Les constructions d’avant 1948 représentent 39,0 % des diagnostics, mais les classes les plus nombreuses sont D, C et E, avec respectivement 257, 240 et 230 diagnostics. Aucune répartition croisant l’âge de construction et les étiquettes n’est fournie. Il faut donc éviter d’associer automatiquement une période de construction à une performance précise.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un logement ?

Le montant de 1 312 € peut être mentionné comme coût énergétique annuel médian estimé de l’échantillon du Bas Mas, à condition de conserver cette qualification. Il ne décrit pas nécessairement le bien vendu ou loué et ne remplace pas son estimation individuelle. La même prudence s’applique à la surface médiane de 70 m² et à la consommation médiane de 216 kWh/m²/an.

Sources officielles

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